Le rythme scapulo-huméral lors de l’abduction

Je réalise cet article dans le but de faire le point sur le rythme scapulo-huméral lors d’un mouvement d’abduction de l’épaule. En effet, on trouve un peu tout et son contraire. Cet article est là pour faire le point mais aussi d’ouvrir éventuellement une discussion car je ne détiens pas la vérité.

Je vais essayer d’avoir une argumentation la plus objective possible et surtout la plus logique possible.

Ce qui pose problème entre les auteurs, c’est est-ce que la scapula démarre son mouvement dès le départ de l’abduction ou non ?

D’après une brève revue de littérature, Dufour considère que la scapula réalise une sonnette médiale dans le but d’ouvrir l’angle scapulo-huméral. Et ceci dans une amplitude de déplacement de 5° au cours des 30 premiers degrés d’abduction. Certes, l’amplitude de déplacement est faible mais non négligeable. Dufour s’appuie sur l’étude de Leroux où cet auteur considère, après analyse 3D des mouvements de l’épaule, que l’articulation scapulo-humérale et gléno-humérale jouent simultanément dès le début du mouvement.

Ce qui change en revanche, c’est la proportion de participation de chaque articulation lors de l’abduction : au départ c’est surtout l’articulation gléno-humérale qui joue un rôle majeur puis au fur et à mesure c’est l’articulation scapulo-thoracique.

On notera tout de même l’importance du rachis en fin d’abduction.

Voici une vidéo qui reprends les mouvements de la scapula lors des mouvements du bras. C’est assez simple mais juste et surtout facile de compréhension.

Ceci est en accord également avec la revue de littérature de Pallot réalisée en 2011.

J’ai également trouvé une vidéo de radiographie dynamique lors de l’abduction. Cette vidéo n’est pas de super bonne qualité mais si l’on est attentif, on remarquera que la scapula démarre au même moment que le bras. Cela reste subjectif, mais logique vis à vis des autres études.

Donc, à mon avis, ce qu’il faut retenir, c’est que la scapula démarre dès le début de l’abduction du bras. Mais aussi que l’articulation gléno-humérale et scapulo-thoracique travaillent conjointement, elles sont complémentaires. Au départ de l’abduction, c’est surtout l’articulation gléno-humérale puis l’articulation scapulo-thoracique.

Donc en terme de rééducation pour les épaules, il faut penser à regarder ces deux articulations, le rachis thoracique également mais aussi tous les muscles péri-scapulaires qui sont essentiels à la stabilisation de la scapula et à ses mouvements.

Références :

– Biomécanique fonctionnelle de Dufour

– Analyse des mouvements de l’épaule en 3D dans la pathologie de la coiffe des rotateurs Leroux et al, Masson, 1993

– Le rythme scapulo-huméral de la scaption : pattern et facteurs influent, Pallot, Kinésithérapie la Revue, 2011

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