GAINAGE, ANATOMIE FONCTIONNELLE, SANTE ET PERFORMANCES : QUOI DE NEUF ?

Pourquoi cet article ? Tout simplement pour faire le point sur le concept de gainage et surtout pour vous aider à comprendre en quoi il est utile. Mais aussi parce qu’aujourd’hui avec le net, on trouve tout un mélange d’informations de bonne ou mauvaise qualité. Et les gens sont perdus dans cette inondation d’informations. Je vais tenter de résumer via une compréhension de l’anatomie l’importance du gainage sur la santé et la performance.

Un peu d’anatomie fonctionnelle pour comprendre l’utilité du gainage :

Les muscles thoraco-lombaires :

 le groupe antérieur = paroi abdominale
 Le groupe latéral avec le carré des lombes et le psoas  Le groupe postérieur : la masse sacro-lombaire

Le groupe postérieur et latéral assure une fonction protectrice de la colonne vertébrale. Ils entourent celle ci afin de lui apporter un socle de stabilité.

Le plan postérieur profond constitué des muscles inter épineux, inter transversaire, multitudes, semi épineux du thorax, ilio-costal, longissimus et de la masse commune sacro-lombaire ont fonctionnellement une fonction stabilisatrice de la colonne plus qu’une copiante d’extension. Pourquoi plus adapter à la stabilité ? Car tout simplement ils sont plus riches en fibres musculaires de type 1, plus adaptées au travail en endurance et au maintien postural.

 

Le plan postérieur moyen avec le dentelé postéro-inférieur qui assure un rôle de pré-tension en associant l’inspiration et le plan postérieur superficiel avec le muscle grand dorsal relié au fascia thoraco-lombaire. En utilisation unilatérale, le grand dorsal sera un mobilisateur de la colonne et de la ceinture scapulaire mais sa fonction bilatérale est une fonction stabilisatrice car il vient pré- tendre lai fascia thoraco-lombaire augmentant la capacité de celui-ci à maintenir une forte stabilité de la colonne. (cf mon article sur stabilité lombaire et le soulèvement pour en savoir plus : http://www.realphysio.fr/index.php/2017/12/24/theorie-du-soulevement/? customize_changeset_uuid=9ce52d64-9fe8-4152-beb7-3be537fb3a34).

On constate donc que la fonction première des muscles rachidiens postérieurs est de maintenir une stabilité de la colonne.

Attention je ne dis pas que la colonne ne doit pas être mobile ! En effet, nous avons 24 vertèbres articulées, ce n’est pas pour rien. La colonne dispose selon les niveaux d’un certain nombre de degrés de mobilité qui sont essentiels à sa santé. Mais pour maintenir justement cette mobilité sur le long terme, on se doit d’être en capacité de maintenir notre colonne. Elle doit t’être non déformable. Je pense que l’on doit avoir un temps consacré à entretenir ses amplitudes physiologiques par le mouvement et si besoin via la thérapie manuelle orthopédique avec un spécialiste formé. Mais la musculature doit être entrainée en terme de stabilité.

 

Le groupe musculaire latéral constitué du carré des lombes et du psoas a une vocation mobilisatrice en contraction unilatérale au niveau de la colonne mais ils ont une fonction stabilisatrice également en contraction bilatérales avec notamment pour le psoas une fonction plus ou moins lordosante de la colonne. Son accroche sur D12 pourrait lui conférer également une action légèrement cyphosante du rachis lombaire haut. Mais le plus important, c’est que le psoas, lorsque la colonne est en position neutre de colonne, via les décomposition de force, possède une réelle composante stabilisatrice de la colonne.

Nous avons encore un muscle qui participe à la stabilité de la région lombaire. Il peut être entrainé ainsi également.

 

La paroi antérieure avec le droit antérieur, l’oblique externe et interne, le transverse ont aussi une action stabilisatrice. En contraction isolé, ils permettent de mouvoir la colonne. Mais comme nous allons en discuter plus bas, la fonction principale de ces muscles est la non déformation de la colonne via les composantes d’anti rotation pour les obliques et le transverse, de contention pneumatique pour l’ensemble de la paroi abdominale augmentant, via la respiration, le bloc pneumatique pour protéger la colonne. Les composante d’anti flexion et d’anti extension avec les groupes postérieurs et antérieurs s’y ajoutent.

On a donc un ensemble colonne, muscles et fascina non déformables, apte à transmettre les forces des membres inférieurs vers les membres supérieurs et inversement. Et ceci permet de maintenir l’intégrité structurelle des tissus par la même occasion. Si on y associe une entretien de la mobilité physiologique, on a là une réponse cohérente au mal du siècle : le mal de dos. Et en plus nos performances augmentent car le transfert d’énergie est meilleur. On offre à notre corps un support, une fondation sur laquelle il peut s’exprimer.

 

Le gainage :

C’est l’action de pouvoir maintenir de manière sécuritaire la non déformation du rachis via les différentes contractions musculaire. Il va également avoir aussi comme vocation à la transmission optimale des forces à travers le corps.

Nous avons vu plus haut, que les muscles proches de la colonne vertébrale doivent être entrainés en endurance. On souhaite aussi avoir un rachis non déformable. Qu’elle est d’après vous la modalité de contraction la plus adaptée ? L’isométrie !! (pour en savoir plus, cf podcast : https:// soundcloud.com/fred-causse/isometrie-performances-et-sante). L’isométrie est le maintien sur une durée d’une contraction musculaire sans avoir de modification de la longueur musculaire. On renforce donc le muscle dans sa capacité à ne pas se déformer, à résister au changement de mouvements et aux contraintes. L’isométrie des muscles entourant la colonne permet donc une protection de celle ci. Pour avoir donc un gainage optimal, on doit donc entrainer ces muscles là en anti-rotation, anti flexion, anti-extension et d’anti-inclinaison. Par la connaissance des actions musculaires et de l’anatomie, nous devons être capables de proposer à nos patients des exercices qui sollicite les muscles cités dans le premier paragraphe selon une modalité de contraction isométrique. D’autres muscles à distance sont également important comme les fessiers par exemple dans leur rôle de pré-tension du fascia thoraciques lombaire, de stabilisation du bassin et du coup leur impact stabilisateur de la colonne lombaire.

Grace à l’apprentissage de cette non déformation rachidienne, on pourra par la suite inclure d’autres exercices plus globaux comme le deadlift, le swing kettlebell ou encore le squat. Mais en y réfléchissant bien, ces exercices la ne sont que des exercices plus avancés d’anti-flexion. Importants mais incomplet. Une des clés de la stabilité rachidienne est l’absorption des contraintes rotatoires. Ce type de contrainte est la plus dangereuse pour le rachis. Le corps doit pouvoir justement apprendre à aborder ces contraintes rotatoires et cela passe par des contractions isométriques des rotateurs du tronc.

En résumé, apprendre au rachis à ne pas se déformer face aux contraintes extérieures. Puis apprendre à transférer les forces via le tronc et le bassin et par la suite le réintégrer dans notre pratique sportive.

Pour plus d’informations, me contacter via ma page Facebook professionnelle RealPhysio. Les séminaires Gainage, santé et performances arrivent.

 

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Fred Causse – RealPhysio